Conférence internationale: Repenser la justice sociale en contexte d’IA: Défis majeurs

Informations sur l'événement

Date

31 mai 2022

Heure

9:00 - 17:00

Lieu

En présentiel (École normale supérieure, Paris, France - Amphithéâtre Jaurès, 29 rue d'Ulm, rez-de-jardin)


Organisée dans le cadre des activités de la Chaire Justice sociale et intelligence artificielle, mise en place par la Fondation Abeona, l’École normale supérieure (ENS-PSL) et l’Observatoire international des impacts sociétaux de l’intelligence artificielle (OBVIA), cette conférence présentera les travaux de Karine Gentelet, seconde récipiendaire de la chaire. Elle porte l’ambition de réunir des chercheurs, des décideurs politiques et des leaders de la société civile du monde entier afin de faire un point sur les défis majeurs engendrés par l’intelligence artificielle (IA) en matière de justice sociale.

La conférence aura lieu en présentiel uniquement à Paris (France)

Reflétant à la fois des perspectives institutionnelles et scientifiques, Dre Gentelet engage un dialogue en vue de définir une voie vers l’équité, la justice et la diversité, en plus de fournir des réponses multi-facettes et structurelles favorisant les valeurs de justice sociale au sein des systèmes d’IA.

Cette conférence proposera d’examiner, en premier lieu, les éléments à prioriser pour arrimer l’IA aux systèmes de protection des droits humains, ceci dans l’objectif de mettre en lumière au sein des réglementations proposées la manière dont elles traitent la dichotomie actuelle entre ces deux éléments. Cela soulignera aussi les efforts en cours pour reconnaître les incidences de l’IA sur les droits humains et envisager des solutions afin de renverser la discrimination et l’invisibilité de groupes et de communautés marginalisés par des systèmes d’IA biaisés. Nous souhaitons également discuter de sujets allant des dynamiques de pouvoir en passant par le bien social, les représentations et les pratiques responsables. Nous désirons insister sur l’importance de la participation citoyenne en développant des réponses concrètes aux effets systémiques de l’IA, mais aussi notre capacité à prioriser une approche fondée sur les droits humains.

Compte tenu des dimensions pragmatiques et scientifiques, ces travaux ne peuvent que bénéficier de la participation des acteurs du secteur public dont l’opinion, les connaissances et la formation professionnelle serviront à enrichir le débat sur les droits humains dans les systèmes d’IA.


Programme préliminaire

Justice sociale et IA: perspectives institutionnelles

De 9h à 12h

Mots d’ouverture par les partenaires de la Chaire

  • Frédéric Worms, Directeur de l’École normale supérieure (ENS-PSL)
  • Anne Bouverot, Présidente de la Fondation Abeona
  • Lyse Langlois, Directrice générale de l’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA)

Introduction sur les travaux de la chaire – Arrimer justice sociale et intelligence artificielle: meilleures pratiques

  • Karine Gentelet, Titulaire de la Chaire Justice sociale et intelligence artificielle et professeure au département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais

Conférence d’ouverture – Droits humains et intelligence artificielle

    • Rajat Khosla, Directeur général des recherches, du plaidoyer et des politiques d’Amnesty International

Quelles régulations en IA pour les droits humains et la justice sociale?

Animé par Anne Bouverot, Présidente de la Fondation Abeona

  • Nicolas Kanhonou, Directeur de la promotion de l’égalité et de l’accès aux droits, Défenseur des droits
  • Yannick Meneceur, Conseiller IA auprès du Directeur de la Société de l’information et de l’action contre la criminalité, Direction Générale Droits de l’Homme et État de droit, Conseil de l’Europe
  • Philippe-André Rodriguez, Directeur adjoint, Laboratoire de l’inclusion numérique, Centre pour la Politique Numérique Internationale (IOL), Affaires mondiales Canada

Pause déjeuner

De 12h à 13h30

Justice sociale et AI: intersection entre les enjeux

De 13h30 à 17h

La gouvernance citoyenne pour renverser l’invisibilité dans les algorithmes et la discrimination dans leurs usages

  • Karine Gentelet, Titulaire de la Chaire Justice sociale et intelligence artificielle et professeure au département des sciences sociales de l’Université du Québec en Outaouais

Réflexions sur les enjeux à l’intersection entre justice sociale et IA

Animé par Léa Saint-Raymond, Directrice de l’Observatoire des Humanités numériques de l’ENS-PSL

  • Doaa Abou Elyounes, Chercheuse postdoctorante à la Chaire Justice sociale et intelligence artificielle et au Berkman Klein Center
  • Nancy Gros-Louis McHugh, Gestionnaire du secteur de la recherche, Commission de la santé et des services sociaux des Premières Nations du Québec et du Labrador
  • Sabelo Mhlambi, Fellow, Berkman Klein Center
  • Wanda Munos, Représentante de la campagne pour l’interdiction des robots tueurs au Mexique, Human Security Network in Latin America- SEHLAC
  • Thierry Poibeau, Directeur de recherche au CNRS et directeur adjoint du laboratoire LATTICE
  • Nagla Rizk, Professeure, Université américaine du Caire

Allocution de clôture

  • Frédéric Worms, Directeur de l’École normale supérieure (ENS-PSL)

À propos de la Chaire

La Chaire Justice sociale et intelligence artificielle – Fondation Abeona/ENS/OBVIA est une chaire de recherche permettant à une professeure ou un professeur invité de travailler sur cette thématique, pendant une année, et d’interagir avec les chercheurs et chercheuses des écosystèmes parisien et québécois dans les secteurs de l’IA, des sciences humaines et sociales et de la santé.

Karine Gentelet, titulaire de la chaire

Professeure agrégée de sociologie au département des sciences sociales à l’Université du Québec en Outaouais, Karine Gentelet est la deuxième titulaire de la chaire.

Ses intérêts de recherche et ses publications portent sur la reconnaissance des droits des Peuples autochtones, les usages de la technologie numérique et de l’IA au service de la justice sociale, l’éthique de la recherche en contexte autochtone et la responsabilité sociale des chercheurs.

Elle est notamment coresponsable de l’axe de recherche sur les relations internationales, l’action humanitaire et les droits humains au sein de l’OBVIA et elle dirige un chantier de recherche sur l’autonomisation par l’IA des populations marginalisées dans le cadre d’un projet international sur l’autonomisation des acteurs judicaires par l’utilisation de l’IA au sein du Laboratoire de cyberjustice de l’Université de Montréal.

Également chercheure au Centre interuniversitaire de recherche et d’études autochtones (CIERA), au Centre de recherche en droit prospectif (CRDP) de l’Université de Montréal ainsi qu’au Laboratoire de recherche sur les enjeux relatifs aux femmes autochtones – Mikwatisiw (UQAT), elle est aussi fortement engagée dans la promotion et la défense des droits humains auprès d’Amnistie Internationale depuis 2007.


Les partenaires de la Chaire

Engagée pour une IA responsable, la Fondation Abeona porte à l’échelle mondiale l’intelligence collective au service des citoyens, des entreprises et des décideurs publics, pour tracer le chemin d’une transition numérique durable et inclusive.

L’École normale supérieure est un établissement d’enseignement supérieur et de recherche de niveau mondial formant plus de 2000 étudiants, dont 600 doctorants et 200 post-doctorants, aux carrières de la recherche scientifique, de l’enseignement supérieur et secondaire, ainsi qu’au service des administrations de l’État, des collectivités territoriales, des établissements publics et des entreprises. Largement ouverte à l’international, forte de 15 départements, 31 unités de recherche et de plus d’une centaine d’équipes de recherche couvrant l’essentiel des disciplines, des humanités et des sciences sociales aux sciences de la vie et de la matière, l’École normale supérieure est régulièrement distinguée et compte aujourd’hui 14 prix Nobel et 10 médailles Fields. L’ENS a la volonté de développer des partenariats avec des institutions menant des activités en faveur de l’égalité des chances.

L’Observatoire international sur les impacts sociétaux de l’IA et du numérique (OBVIA) est un réseau de recherche ouvert, lancé à l’initiative des Fonds de Recherche du Québec et qui fédère les expertises de plus de 260 chercheur·es des sciences humaines et sociales, des sciences et génie et de la santé. Ils travaillent et produisent des connaissances en interdisciplinarité et en intersectorialité pour mettre en lumière les enjeux cruciaux et identifier des solutions plausibles aux problèmes et opportunités posés par les développements de l’IA et du numérique au Québec et ailleurs dans le monde. L’OBVIA est aussi un espace ouvert sur les communautés de pratique, la société civile et les décideurs publics, permettant la discussion et la réflexion de l’ensemble des parties prenantes au développement et à l’utilisation de l’IA et du numérique.

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